• NOTRE PREMIER DE L'AN 2009 DANS LE PERIGORD.

    Cette année, pour fêter la Nouvelle Année, nous avons décidé de mettre le cap sur Le Périgord Noir ! Je suis née dans le Périgord, à Trélissac, il y a maintenant longtemps, et jusqu'à l'âge de douze ans, nous y retournions tous les ans car mon grand-père maternel était de Marquay ! Je n'y étais pas retournée depuis tout ce temps, par manque de temps et de motivation aussi ! Le Périgord n'étant pas ma destination préférée, pourquoi ? Tout simplement parce qu'il n'y a pas l'océan !
    Donc mardi 30 décembre, de bon matin, nous prenons la route avec nos amis. Nous avons décidé d'aller tout d'abord à Collonges La Rouge qui se situe dans le Limousin en Corrèze et non pas en Périgord !
    Il ne fait pas très chaud et de plus il y a un brouillard à couper au couteau ! Donc, prudence, nous commençons notre itinéraire en ne roulant qu'à 60 km jusqu'à Mirambeau. Nous espérons que sur l'autoroute le brouillard se sera dissipé. Mais hélas, il est toujours présent, peut être un tout petit peu moins intense, mais nous restons prudent et les autres automobilistes, eux aussi, jouent la prudence ! Nous avons rendez-vous au péage de Virsac avec nos amis et nous serons surement en retard mais  tant pis !
    Eh bien non, nous arrivons avec même huit minutes d'avance ! Nous discutons sur la route à prendre car deux solutions s'offrent à nous ! Tout faire par autoroute ou bien tout faire par route nationale ! Nous choisissons : tout faire par l'autoroute en descendant sur l'autoroute de Toulouse au lieu de passer par Libourne ! c'est plus prudent même si on ne peut pas rouler à vive allure ! Et Euréka le brouillard s'estompe tout doucement !
    Le ciel n'est pas au beau fixe mais ça ne fait rien ! Je m'amuse comme quand mes filles étaient petites, à inventer des formes aux nuages ! Comme quoi on s'amuse à tout âge !
    Nous entrons dans la vallée de la Dordogne, c'est vallonné, c'est tortueux... gare aux estomacs fragiles ! Mais je tiens le choc ! Je raconte à mon mari, nos voyages dans le Périgord quand mon grand-père était encore de ce monde ! J'essaye de me souvenir, mais hélas ce sont des souvenirs confus, de brique et de brac ! Ca remonte à quarante ans quand même !

                                   COLLONGES LA ROUGE

    Nous arrivons à Collonges La Rouge ! Tout est d'un calme à faire frémir, peu de touristes, les commerces sont tous fermés !!! et après on nous rabat les oreilles, que pour désengorger les mois de juillet et d'août, on peut prendre nos vacances toute l'année car tout est ouvert ! eh bien là, preuve à l'appui, tout est fermé ! Une seule auberge est ouverte mais qui pratique des prix dignes de la prohibition !!! Nous visitons seuls cet endroit tout rouge ! ça, vous allez me dire, on s'en douter, vu le nom du village !!!!

    Collonges la Rouge est classée dans les plus beaux villages de France ! Elle possède une personnalité unique grâce à sa situation frontalière entre Quercy, Auvergne, Vallée de la Dordogne, le Limousin et le Périgord .

    Tout est rouge de chez rouge ! C'est même parfois étouffant, du moins c'est l'impression que j'ai ressentie ! alors je ne vous dis pas l'été, sous la chaleur, l'effet que ça doit procurer, avec sa horde de touristes, serrés les uns contre les autres et ce rouge qui se dégage tel un foyer chauffé à 360°!!! On doit bouillir !!!!



    L'entrée du village !
    Un silence religieux règne parmi ce brasier de  grès rouge. Cette pierre rouge vient du Massif d'Habitarelle.





    La Mairie, le seul bâtiment a être ouvert ! Mais seule l'employée municipale travaillait !!! Pas nous !









    La présence de la venue du Père Noël ! Le pauvre il a du chemin à faire pour atteindre la cheminée et je ne crois pas que ce soit le meilleur chemin pour y arriver car le toit est très pentu !




    Avant d'aller plus loin, un petit peu d'histoire pour les passionnés ou simplement pour savoir le pourquoi ?

    En 785, les terres de Collonges, nom dérivé du latin Colonia, font l'objet d'une donation par le Comte de Limoges pour financer en partie la construction du monastère de Charroux, en Poitou. Collonges se développe ensuite et a la chance de faire partie, dès 844, de la Vicomté de Turenne, qui est indépendante de la Couronne de France : Les Collongeois bénéficient ainsi de précieuses exemptions fiscales, libertés, franchises, privilèges, immunités, et du droit d'exercer la justice : d'où la naissance d'une impressionnante lignée de praticiens du droit, qui, avec la noblesse d'épée, parent Collonges de superbes castels et manoirs. Au XVIe siècle, Collonges traverse les guerres de religion de manière plutôt pacifique, puisque les deux nefs de l'église sont utilisées en alternance pour le culte catholique et le service protestant… cas unique selon les historiens. Le XVIIe et surtout le XVIIIe siècles sont moins favorables : records de froid, disette, vente de la Vicomté à la Couronne en 1738 et donc fin des privilèges, tous ces événements entraînent le début du déclin de Collonges. Le XIXe siècle est marqué par le phylloxéra, qui décime les vignes et par l'exode rural qui lui fait perdre 40 % de sa population. Enfin, l'alarme est donnée au XXe siècle : la municipalité obtient le classement de l'église dès 1905. En 1923, son tympan est remis en place  et en 1927, la création de la Société des Amis de Collonges donne le signal du renouveau, de la " seconde Renaissance " de ce village.

     

    Maintenant continuons notre promenade solitaire !

    La maison de la Sirène :

     

    Cette maison date du XVIème siècle. Sur sa porte à accolade on peut apercevoir à droite la sculture d'une sirène qui tient un miroir dans une main et de l'autre un peigne et à gauche celle d'un homme à longue chevelure chevauchant un dauphin avec comme interprétation :
    " la sirène séduit et perd l'homme tandis que le dauphin ami de l'homme le sauve !"










    La rue où se situe à droite la maison de Ramade de Friac et à gauche la maison Boutang de Peyrat.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     




    La maison de la Ramade de Friac fût la propriété d'une puissante famile locale : les Ramade de Friac. Sa construction date de la fin du XVIème siècle- début du XVIIème. Cette gentihommière, comme on les appelait, se distingue par ses deux tours. Mais sur la photo une seule tour est présente !







     

     

     

     

    Là c'est une auberge avec la coquille  Saint Jacques  qui confirme que Collonges la Rouge était sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle.










     

     

     

     

     

     

     

     


     Collonges la Rouge est aussi appelée la Citée au 25 tours !
    On raconte que sous Le Directoir, certaines de ses tours ont été cachées par leur habitant en construisant tout autour, afin d'éviter de payer un impôt qui avait été instauré sur le fenêtres et les tours !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     La magnifique église Saint Pierre de Collonges la Rouge remonte de par sa construction au XIème siècle, mais sa fortification tant qu'à elle remonte au XVIème siècle. Elle possède un immense clocher et  un donjon des plus prestigieux !   

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Il ne faut pas oublier de lever la tête pour admirer le magnifique tympan de cette église. Il n'est pas en grès rouge, mais en pierre calcaire blanche de Nazareth. il représente sur le registre supérieur l'ascension du Christ et sur le registre inférieur la Vierge entourée de onze apôtres.








     Le château de Benges date de 1560, du moins, la plus grande partie. On peut y voir des vestiges de mâchicoulis(ouverture dans le sol d'un chemin de ronde par lequel on jetait des pierres, des bois ou des matières brûlante, pour se défendre),  une tour, des tourelles meurtrières.

     

     

     Ici, on peut admirer le magnifique Castel de Vassinhac qui a appartenu à la famille de Vassinhac, la plus puissante famille de Collonges La Rouge. Sa construction date de 1583, elle est ornée de deux tours hexagonales et d'une tourelle en poivrière tourelle de forme conique), la porte d'entrée est à accolades et à gorges gothique (sorte de moulure). Ce Castel avait une fonction défensive et une fonction résidentielle.

    Maintenant promenons nous dans les petites ruelles pavées au charme d'antan !

     

     

     

     

     

     



    Un dernier regard sur Collonges La Rouge qui m'a vraiment surprise ! je l'avoue ! Ce rouge omnisprésent m'a quelque peu étouffé, je ne saurais l'expliquer mais je me sentais comme prisonnière, comme dans un guetto ! était-ce le fait que tout soit fermé et qu'il n'y ait pas âme qui vive, peut être ! Mais ceci dit, Collonges La Rouge vaut le détour de s'y arrêter, je ne regrette en rien notre visite !


     


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 8 Janvier 2009 à 21:29
    j'avais lu un article sur Collonges la Rouge dans un magazine de camping-car. J'avoue qu'a l'époque ça m'avait beaucoup intéressée. Mais comme tu le sais nous ne pouvons partir que l'hiver et tu viens de me confirmer que ce n'est pas vraiment la saison idéale pour visiter le Périgord.Pourtant même si c'est vraiment très très rouge...(lol) ça vaut le détour. Tes photos sont très réussies. A tout bientôt.
    2
    Vendredi 9 Janvier 2009 à 08:21
    Bonjour Marie, Je crois que l'hiver pas beaucoup d'endroit à visiter en ayant l'impression d'être en vacance !!! même chez nous, tout est mort ! je crois que nous revivons qu'à partir de pâques mais hélas pour vous je crois que c'est impossible de prendre vos vacances à cette saison. Merci pour les photos ! bises à toi. Marie17
    3
    Vendredi 9 Janvier 2009 à 09:09
    très agréable a l'œil ces constructions en briques rouges. Ici aussi chemin de Compostelle oblige, on voit des coquilles st Jacques...; bonne journée
    4
    Vendredi 9 Janvier 2009 à 09:25
    Ici, les villages sont roses, comme le grès de Bretagne. Originales, ces pierres rouges! Amitiés Pat
    5
    Vendredi 9 Janvier 2009 à 16:08
    coucou Marie, tes photos sont superbes !!!on a attendu de partir du village pour manger, parce que, tu as raison, auberge pour touristes fortunés!gros bisous.cathy
    6
    Vendredi 9 Janvier 2009 à 16:26
    Un vrai beau reportage !! Ce village est magnifique ! Phil.
    7
    lou
    Samedi 10 Janvier 2009 à 17:17
    Belle balade en Dordogne, un très beau récit et de belles photos. Village à voir sans aucun doute, mais y vivre à l'année? faut certainement être branché rouge. bon week à vous 2 dans la Charente océanique.
    8
    Samedi 10 Janvier 2009 à 22:24
    coucou marie waouh !!! faut avouer que nous avons de jolis coins dans notre France ! ce village est magnifique ! et tes photos superbes ! merci de nous en avoir fait profiter . bon w end ! bisous !
    9
    Lundi 12 Janvier 2009 à 09:38
    la au moins vous n'étiez pas bousculer. c'est ainsi qu'on peu apprécier les vielles pierres rouges et écouter leur histoire
    10
    Lundi 12 Janvier 2009 à 11:12
    c'est le moins qu'on puisse dire ! mais j'avoue qu'un peu de monde aurait été tout à fait supportable !
    11
    Lundi 12 Janvier 2009 à 20:27
    Bonjour Marie, dès que j'ai eu terminé de lire ce beau reportage, je me suis penché sur la carte pour voir où se cachait ce village pittoresque. A la première occasion, je m'y arrête.
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